rue_saintbrieuc_silhouetteSociété / Faits Divers 

Scandale à Saint-Brieuc : un suspect déjà signalé accusé de viols sur mineures

L’affaire secoue les Côtes-d’Armor. Un individu déjà signalé par le passé pour des comportements déplacés se retrouve aujourd’hui au centre de plusieurs enquêtes pour agressions sexuelles sur mineures. Les témoignages s’accumulent, et les victimes présumées ont toutes moins de douze ans.

Une identification déterminante dans une affaire de viol

À Saint-Brieuc, une mère de famille a franchi le pas en déposant plainte pour des faits remontant à 2023. Sa fille, âgée de 11 ans, aurait été victime de violences sexuelles.

Dans un premier temps, la plainte visait un auteur inconnu. Mais tout bascule lorsque l’enfant reconnaît formellement son agresseur présumé : Jérôme Barella. C’est son regard qui a déclenché l’identification, permettant ainsi de cibler précisément le suspect.

Un parcours semé d’alertes et de signalements

Ce dossier n’est pas isolé. L’homme était déjà dans le viseur des autorités depuis plusieurs années, avec un historique troublant de comportements jugés inappropriés.

Dès 2017, un premier signalement le concernait pour une relation avec une adolescente de 17 ans. Cette affaire avait été classée sans suite à l’époque.

Un licenciement pour conduite inappropriée

En février 2021, Jérôme Barella occupait un poste d’agent d’entretien. Son employeur l’a licencié pour comportement inapproprié envers une lycéenne. Un signal supplémentaire qui n’a manifestement pas suffi à prévenir d’autres drames.

Quatre plaintes au total convergent vers le même suspect

Les révélations s’enchaînent. Outre le dossier briochin, trois autres plaintes ont été déposées, impliquant à chaque fois des fillettes très jeunes.

La première remonte à 2022. Elle concernait le viol présumé d’une enfant de sept ans. Contre toute attente, cette plainte a été classée sans suite.

Des faits récents entre 2024 et 2025

Une deuxième plainte a été enregistrée début 2025. Elle porte sur des agressions survenues entre septembre 2024 et mai 2025, visant une mineure d’environ dix ans.

Enfin, le père d’une autre fillette de 11 ans a également porté plainte en 2025. Celle-ci fait référence à une pyjama party au cours de laquelle des faits suspects se seraient produits.

Une accumulation de témoignages préoccupante

La multiplication des plaintes soulève de nombreuses questions sur la gestion des signalements antérieurs. Comment un individu déjà signalé et licencié pour des faits similaires a-t-il pu continuer à avoir accès à des enfants ?

Les enquêteurs travaillent désormais à établir les liens entre ces différentes affaires et à vérifier si d’autres victimes pourraient exister. Le profil du suspect et la récurrence des faits laissent craindre un schéma répétitif.

Des familles dans l’attente de justice

Pour les parents des victimes présumées, l’heure est à l’espoir que la justice suive enfin son cours. Après plusieurs classements sans suite, ils attendent que les enquêtes aboutissent cette fois à des poursuites concrètes.

L’affaire pourrait connaître de nouveaux développements dans les semaines à venir, selon l’avancée des investigations menées par les services spécialisés dans la protection de l’enfance.

Articles similaires